Alimentation industrielle

Alimentation industriellePâte à modeler comestible

J’avais déjà spécifié une fois, dans cette rubrique, mon interrogation concernant l’industrialisation de notre alimentation. Il y a un mois un extrait de pièces à convictionexternal de France 3 m’avais encore conforté dans ce sens. Reconstituer des morceaux de poulet avec des blocs de truc qui ressemblent plus à de la pâte à modeler, qu’à de la viande de volaille. En plus, si vous prêtez – pas donner, seulement prêter – attention au reportage, à un moment, le responsable de la fabrication montre des seaux d’additifs et d’arômes, dont de l’arôme de poulet pour redonner le goût que cette pâte est sensé avoir. Mmmmmm. Miam ! 😀

En plus, dans cette pâte de viande, il y a une quantité plus ou moins élevée de fragment d’os broyés selon la qualité des lots. Fragments appelés pudiquement du calcium.

Mais oui, bien sûr.

Bref, j’avais regardé cela d’un air goguenard ou peut-être sarcastique. Je ne saurais dire exactement. Cependant, pas de quoi en faire un article.

Ne nous prenez pas pour des truffes

Mais la semaine dernière, le 24 juin 2014, je vois un autre petit reportageexternal sur les plats à base de poisson, cette fois. Je jette un œil curieux… et j’éclate de rire après l’explication du délégué aux industriels machins, s’agissant de ne pas gâcher.

Certes. Et je suis le premier à dire qu’avant de vouloir augmenter la productivité des plantes en leur traficotant les gènes en laboratoire, il faut se pencher sur le gâchis, mais il ne faudrait pas exagérer.

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De là à mettre des bouts d’os avec de la viande, enfin, si on peut appeler cela comme ça… non en fait, on ne peut pas appeler cela de la viande. Enfin bref, des bouts d’os, disais-je, avec de la pata’viand’mst, et pour la chair de poisson, des bouts d’arêtes et de têtes broyées, dixit la CLCV. Il y a des limites tout de même… qui ont été franchies, visiblement.

Dire qu’après le filetage du poisson, il reste encore de la chair noble, d’accord. Mais d’autres parties pas très succulentes, je ne crois pas que ce soit correct, ni respectueux vis-à-vis des clients.

Et d’invoquer le respect des ressources halieutiques est un peu fort de café. Les déchets sont normalement revalorisés en alimentation pour les poissons carnivores d’élevage, comme nous avons déjà pu le voir. Et c’est pour cela que j’ai décidé d’en parler. La justification ne tient pas ! Il va falloir affûter l’argumentaire, les gars.

En plus, essayer de bazarder un maximum de restes dans des plats préparés doit générer plus de chiffre d’affaires que la revente à une société d’alimentation animale.

Tant que nous y sommes, lorsque nous achetons une volaille, déjà cuite ou à rôtir, pourquoi ne la passerions-nous pas dans un mixeur avec la tête, les os et les cartilages !

Dans un souci de respect des ressources de la planète et pour ne pas gâcher, bien entendu !

Aller, bon app’

P.S. : Pour en savoir plus sur l’enquête concernant les plats de poisson, un lien vers le site de la CLCV est mis dans l’article de FranceTvInfo.

(Crédit image : 1 – © Giuseppe Porzani – Fotolia.com / 2 – © Jean Helder – Blogtobewild.fr)

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